Interview BFM – Algorithmes et Institutions

J’étais ravi de participer à l’émission de Frederic Simottel et d’avoir un échange de grande qualité autour des thématiques du livre « La révolution Blockchain » édité chez Dunod

Diffusion ce samedi et dimanche à 17h00 sur BFM BUSINESS

J’ai pu aussi retrouver Gonzague Grandval qui lance ChainForge un nouvel incubateur pour Blockchain dont je parlerais prochainement…

 

Sur bfm : http://www.bfmtv.com/static/nxt-video/player.html?video=5328367036001&brand=BFMBUSINESS&url=http://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplayer/video/la-revolution-blockchain-est-en-marche-1802-915671.html

Les promoteurs de la Blockchain dont je fais partie sont parfois subjugués par la beauté mathématique de la solution. C’est un « tour de force technologique » pour reprendre le terme de Bill Gates découvrant cette innovation majeure.

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Blockchain comme une promesse

Néanmoins, certains penseront que la Blockchain reste une solution en recherche de problèmes à résoudre.  Malgré le milliard de dollars investis dans les startups de la blockchain, malgré les plus de 100 000 marchands qui acceptent bitcoin, malgré les 1000 startups earlystage dans le domaine de blockchain ( dont une qui a reçu 121 millions de dollars d’investissement ), soyons honnêtes, les cas d’usages manquent encore de maturité. Le potentiel est indéniable mais nous sous sommes au début d’une révolution.

Le cas le plus médiatique reste celui d’une crypto-monnaie qui ne s’est pas encore déployée dans le grand public. La crypto-monnaie comme le bitcoin  apparait pour beaucoup comme une utopie parce qu’elle bouscule beaucoup de certitudes sur le rôle central que joue la monnaie dans notre économie. Avouons-le, l’économie monétaire reste une science complexe et qui est mal comprise par la plupart d’entre nous et on voit bien que les discussions sur le rôle que doit jouer l’Euro dans l’économie Européenne reste assez dogmatique. Elle est basée sur une confiance dans l’institution monnaie, cette confiance ne peut pas être rationnelle. Pourtant, la monnaie reste une institution très centralisée et même assez monopolistique, gérée par un petit nombre d’experts économiques et politiques.  Il faut aussi dépasser le sujet de la monnaie qui est un de toute évidence un bon point départ pour réfléchir, et qui fonctionne assez bien dans ce contexte de pédagogie.

Cinq angles pour parler de confiance distribuée

Ceci  nous entraîne naturellement à nous poser la question de la confiance dans la société en utilisant mieux le numérique.

couverturelarevolutionblockchainC’est pour ceci que j’ai entrepris de décrire l’aventure humaine qui est la création d’un nouveau protocole de l’internet : Blockchain. J’ai choisi de prendre 5 angles pour décrire ce nouveau phénomène que j’ai qualifié sans une grande originalité de révolutionnaire.

=> Culturelle et Historique

=> Economique et monétaire

=> Technologique

=> Usages & Métiers

=> Philosophique

Au cours de l’émission, j’explique également  que  la Blokchain va aider à 5 transitions de nos sociétés  : la blockchain promet un environnement différent qui remplace la confiance dans des institutions par un protocole basé sur des algorithmes à la fois composés de techniques de cryptographie, de théories des jeux et de logiciel libre.

Pour commander votre exemplaire du livre c’est ici.

Cinq transitions de nos sociétés à la loupe

5 transitions de notre société qui nécessitent  de la confiance, c’est-à-dire cette capacité à bénéficier de la bienveillance d’autrui pour pouvoir lui remettre quelque chose de valeur dans l’espace ou dans le temps.

(1) Démographique (Rapport entre les jeunes et les anciens = retraite, travail; Rapport entre le nord/sud, entre les différents continent)

(2) Ecologique comment mieux répartir la production et la distribution d’énergie, mieux récompenser encourager les économies d’énergie, (C2E décentralisés)  préparer la transition vers des énergies dé-carbonnées.

(3) Numérique, préparer une transition vers un internet plus responsable, mais aussi moins centralisé et administré par quelques géants du numérique.

(4) Monétaire

(5) Démocratique

Democratie Numérique et Blockchain

Sur le sujet spécifique de la Démocratie numérique La blockchain n’a cessé d’inspirer de nouvelles méthodes de contrôle de l’activité politique qui vont depuis l’application des programmes politiques ou encore le financement des activités publiques. la blockchain apparaît comme un livre ouvert, dans les pages duquel chacun peut vérifier ce qui a été dit, ce qui a été fait, voire même déclencher, s’il ou elle l’estime nécessaire, une sorte de signal d’alarme.

Nous plaidons pour un contrôle accru de la vie publique. Dans leur conception de la démocratie, chaque citoyen est ainsi le garant de la bonne tenue de la vie politique. La procédure des « élections de rappel » (recall election) permet de voter la destitution d’un élu en cas de manquement grave à sa fonction ou de non-respect de ses engagements politiques. Ce processus politique fait donc du citoyen le véritable contrôleur de la rigueur de l’activité politique.

L’autre innovation politique de la blockchain est sa capacité à encadrer et à contrôler la procédure des élections.  La blockchain est une solution définitive pour lutter contre cette dérive. En effet, en scellant chaque vote au sein d’une chaîne publique d’informations.

En outre, le développement d’un vote numérique, accessible depuis son domicile permettrait de lutter contre les phénomènes d’abstention.

Dans le cadre de la création d’une blockchain politique, sur laquelle chaque citoyen disposerait d’un vote, les candidats pourraient donc proposer une liste de propositions détaillées, que les citoyens pourraient valider comme réalisées ou irréalisées au cours du mandat. Ainsi, au moment du vote, chacun serait en mesure de juger si les promesses politiques ont été (ou non) respectées.

Les entreprises d’e-démocratie se multiplient (DemocracyOS, PublicVote, BitCongress, FollowMyVote), une certaine méfiance demeure à l’égard de ces initiatives numériques.  C’est pourtant le moment idéal pour en faire la promotion!  

Algorithmes ou institutions humaines?

Je suis très heureux de publier avec Dunod « LA REVOLUTION BLOCKCHAIN » qui essaie de répondre à la question : « Demain, à qui donnerez vous votre confiance? Aux algorithmes ou aux institutions humaines? »

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Le livre

La Révolution Blockchain vous donne les éléments clés pour répondre à la question de la confiance créée par des algorithmes.

Depuis plus d’une décennie, nous vivons de multiples révolutions : économiques, sociales, environnementales et même de nos pratiques et usages. Ces révolutions sont portées par de nouvelles technologies qui ont l’ambition de participer à la construction d’un monde meilleur. L’émergence de la blockchain a suscité analyses prophétiques et commentaires enthousiastes. Ce protocole technique inspire une réflexion sur une société plus équilibrée, plus juste et interroge la fabrique de la confiance.

Cet essai questionne les transformations portées par la blockchain, en explique les mécaniques de fonctionnement et les prochaines évolutions. Ouvrage de découverte autant que large panorama des travaux accomplis, c’est une manière facile d’explorer cet écosystème. L’innovation est la clé de réussite des nouvelles stratégies entrepreneuriales et la blockchain est une technologie à même de rebattre les cartes. Elle interroge aussi le rôle des institutions, les opposant, dans les faits, aux algorithmes

L’auteur

Philippe Rodriguez est le co-fondateur et managing partner de Avolta Partners, l’une des banques d’affaires les plus actives en Europe pour les entreprises dans les nouvelles technologies. Philippe est par ailleurs très présent dans l’écosystème Blockchain comme conférencier et président de Bitcoin France. Dans écosystème numérique il a co-fondé l’EBG dont il est le trésorier depuis 1998.
Philippe est diplomé de l’ESCP et de l’EISTI.

J’ai écrit ce livre avec la volonté forte de démocratiser le sujet blockchain en utilisant à la fois une approche historique et économique. L’idée est de remettre la technologie dans son contexte pour pouvoir mieux cerner tous les cas d’usage et ainsi se faire une conviction sur son utilité générale ou particulière.

Pour acheter le livre (en pré-commande avant le 8/03)

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Conférence Blockchain avec séance de signature; demande à philrodv2 à gmail.com

Francois Fillon à l’EBG

Nous avons reçu hier François Fillon à l’EBG pour la soirée « faites de la France la première économie en Europe »

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L’EBG a décidé de prendre François Fillon au mot, lorsqu’il propose de faire de la France la première économie d’Europe : avec qui, quels projets, quelles entreprises ? Quels secteurs économiques serviront de vecteurs à cette ambition et quelles réformes – fiscales, sociales, juridiques – s’avèreront nécessaires pour atteindre cet objectif ?
Pour interroger François Fillon, l’EBG a décidé d’inviter France Digitale et lui a demandé de proposer les six réformes indispensables, dont les entrepreneurs ont besoin pour pouvoir créer, développer leurs projets et remporter la compétition avec leurs concurrents d’autres pays.

Nous profiterons de cet entretien pour lancer un nouveau site communautaire, qui référence tous les projets et toutes les entreprises, qui acceptent le défi de faire de la France la #1 Economie d’Europe. Ces projets concernent bien entendu le digital, mais également l’énergie, l’éco-transition, la recherche scientifique, les banlieues et l’Union européenne. Enfin, neutralité oblige, nous poserons les mêmes questions à Emmanuel Macron après les vacances de février (qui mangent tout le mois de février), et au vainqueur de la primaire à gauche.

Convention nationale 577 pour la France 

Une grande réussite que cette convention du mouvement 577 pour la France.

Aujourd’hui , samedi 28 janvier, 577 pour la France réunit ses candidats et leurs équipes pour sa première convention nationale intitulée « Pour une nouvelle [géographie] politique ».

J’ai expliqué le rôle essentiel du numérique dans le renouveau de l’exercice de la démocratie. C’était l’occasion de parler des civictech en France : Make.org, Change.org et beaucoup d’autres. 

Convaincu que les talents des Français et les atouts de nos territoires seront les moteurs d’une nouvelle prospérité de la France, Jean-Christophe Fromantin proposera à cette occasion une nouvelle géographie des pouvoirs et des espaces d’initiatives pour redonner un sens et un élan à l’action publique.

« Notre projet – Pour une nouvelle [géographie] politique – est à la fois le reflet d’une vision de la France et un appel à ce que nos vrais atouts – les talents des Français, les valeurs de la France et la diversité de nos territoires – soient au cœur d’un nouvel enthousiasme politique » rappelle Jean-Christophe Fromantin 

Grothendieck, les mathématiques comme seule patrie

Je viens de lire  « Alexandre Grothendieck, sur les traces du dernier génie des mathématiques »  de Philippe Douroux.

Je vous invite à cette lecture passionnante et je vous livre ici quelques extraits.  Dans ma recherche sur les algorithmes et les institutions, Grothendieck est un personnage hautement symbolique parce qu’il est issu de l’anarchisme le plus radical. Exilé, apatride, il ne fait plus aucune confiance à la société des hommes. Il ne croit plus qu’aux équations de mathématiques et aux plantes qu’il qualifiera comme ses seules amies.

Alexandre Grothendieck est un des plus grands mathématiciens français et chronologiquement le dernier grand génies des mathématiques selon ses pairs.

Issu d’une famille russe, exaltée par l’anarchisme et les révolutions russes, exilé en France pendant la guerre on dirait aujourd’hui « réfugié en France »,le jeune Alexandre découvrira les mathématiques vers onze ans dans les camps qui lui servira de foyer. Il sera un élève médiocre, mais va se passionner pour cette science qu’il tentera de totalement réinventer.  Se croyant le premier mathématicien il va pratiquement tout redécouvrir tout seul et reconstruire d’abord le champ des mathématiques traditionnelle puis une nouvelle mathématique.

Ce dernier génie des mathématiques disparaîtra totalement de la surface la terre après avoir écrit les pages les plus brillantes d’un nouveau champ des mathématiques. Vivant en ermite dans un village reculé du Gers, il s’exilera à nouveaux du monde des hommes, pour se réfugier dans celui des nombres.

Commençons par l’incompréhensible. Le 16 août 1964, Alexandre Grothendieck écrit une lettre à son ami Jean-Pierre Serre dans laquelle il désigne une notion nouvelle, les Motifs, sur laquelle certains proposent aujourd’hui de refonder les mathématiques. On peut entrer dans ce livre sans rien comprendre à cette notion, mais en lisant la lettre de Grothendieck comme une déclaration prophétique :   « Je vois, j’entrevois une faible lumière, mais c’est dans cette direction qu’il convient d’aller : j’appelle “motif” sur k, quelque chose comme un groupe de cohomologie l-adique d’un schéma algébrique sur k, mais considéré comme indépendant de l, et avec sa structure “entière”, ou disons pour l’instant “sur Q”, déduite de la théorie des cycles algébriques. La triste vérité, c’est que pour le moment je ne sais pas définir la catégorie abélienne des motifs, bien que je commence à avoir un yoga sur cette catégorie, M (k). »

Comme le rappelle l’auteur on pourrait le confondre avec un autre mathématicien maudit : Gregori Perelman qui refusera tous les prix, que l’on viendra lui décerner.  Il refusera successivement : le prix de la société de mathématique Européenne en 1996; la médaille de Fields en 2006 et les 15 000 dollars canadien;  le prix du millénaire de l’Institue Mathématique Clay en 2010 et le million de dollars qui allait avec. Il aurait répondu à la presse venu frapper à la porte de son HLM où il vit avec sa mère : « je peux contrôler l’univers, que voulez vous que je fasse avec un million de dollars »

Perelman pris en photo dans le métro à son insu.
Perelman pris en photo dans le métro à son insu.

Repéré très jeune, tout à la fois doué et bosseur, Gregori Perelman, intègre le Lycée 239 de ce qui s’appelle encore Leningrad. Pris en charge par un entraîneur, il obtiendra le score parfait (42 points sur 42) aux Olympiades de 1982. Cette fois, l’antisémitisme d’État s’incline devant le talent.

Alexandre Grothendiek lui fait ses armes à Montpellier, c’est là que l’on va détecter son talent hors du commun pour les mathématiques. Il résoud des énigmes parmi les plus complexes au mondes…

Les conjonctures de Weil sont expliqués ici par le mathématicien Bertrand Toen à l’université de Montpellier qui rend un hommage au mathématicien Grothendiek. C’est vraiment intéressant et très bien fait… Et permet d’apercevoir ( d’assez loin 🙂 ) une version très simplifiée des travaux du mathématicien.  Comme Bertrand Toen nous le dit dans sa conférence : « Les mathématiques grothendiekennes nous permettent de voir des choses que l’on ne pouvait pas voir auparavant » 

Au lieu de monter à Paris, Alexandre descend à Montpellier. La ville abrite certes la plus ancienne faculté de médecine d’Europe, mais pour les maths, au sortir de la guerre, l’évaluation revient à multiplier 0 à l’infini, ça fera toujours 0, infiniment 0. Une fois de plus, il s’ennuie en cours et cherche des problèmes à sa taille. Un professeur plus attentif que les autres lui a bien parlé des intégrales de Lebesgue, une théorie de la mesure, établie en 1902, s’appuyant sur les travaux d’une ribambelle de mathématiciens qui, comme les maréchaux d’Empire, perdent leur prénom en entrant dans l’histoire : Riemann (Bernhard), Borel (Émile ou Armand), Cauchy (Augustin Louis). Lebesgue avait résolu la question en 1902.

Alexandre Grothendiek sera invité dans les plus prestigieuses écoles des mathématiques : l’École Normale, le Collège de France… mais il le sera toujours sans avoir jamais était un étudiant de ses écoles, ce qui rend son parcours tout à fait unique.

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Après la Seconde Guerre mondiale, la France était sans aucun doute le bon endroit pour se lancer dans cette science aussi légère quant aux moyens déployés que lourde de conséquences. En fait, il faudrait dire Paris et même réduire la capitale au polygone de la Montagne Sainte-Geneviève que surplombe le Panthéon. Avec les lycées Henri-IV, Louis-le-Grand, la Rue d’Ulm, l’École polytechnique, l’Institut Poincaré, le Collège de France et tout ce qu’il y a de « supérieur » en matière de chimie, d’agronomie ou de physique, on peut parler d’une concentration de grands esprits. Au début du siècle, les peintres se croisent à Montparnasse, les écrivains depuis toujours se retrouvent à Saint-Germain-des-Prés, les matheux s’agglutinent au pied du Panthéon. Tout tient dans un carré de cinq cents mètres de côté.

Voici ce que diront ses mentors en 53, Jean Dieudonné et Laurent Shwartz, eux mêmes de grands mathématiciens français « Un chef-d’œuvre de première grandeur, il fallait la lire, l’apprendre, la comprendre, car tout était difficile et profond. J’y mis six mois à temps plein. Quel travail, mais quelle joie ! Les énoncés des théorèmes étaient kilométriques, car rien n’était épargné au lecteur. J’y appris quantité de choses nouvelles. La collaboration avec ce jeune homme si talentueux constitua une expérience fascinante. »

Il participera au collectif Bourbaki, comme le sera André Weil, frère de Simone Weil et auteur des conjonctures de Weil.  « Tout mathématicien digne de ce nom a ressenti, même si ce n’est que quelquefois, l’état d’exaltation lucide dans lequel une pensée succède à une autre comme par miracle… Contrairement au plaisir sexuel, ce sentiment peut durer pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours. »

En 1964, Alexandre Grothendieck pose une idée et un mot : les Motifs. De la même façon que Martin Luther King, les Noirs américains, Bob Dylan et Joan Baez, les étudiants contestataires de Berkeley, Cassius Clay, Rudolf Noureev, les Beatles apportent une rupture fondamentale dans la manière de vivre, boxer, danser ou chanter, Grothendieck pose une borne frontière. Il fixe un avant et un après. Là aussi, cinquante ans seront nécessaires pour le comprendre. … /…  Plusieurs mathématiciens ont proposé leur propre représentation des géométries complexes qu’on appelle cohomologie. Il existe une cohomologie des faisceaux, une cohomologie galoisienne, une cohomologie de De Rham… Chaque chercheur travaille à une représentation du monde aussi rigoureuse que possible et qui puisse convenir en toute situation. Mais aucun, avant Grothendieck, n’avait réussi à prendre suffisamment de recul pour voir leurs points communs.

Ce génie, qui réinvente les mathématiques, a vécu dans le monde  des mathématiques, hors de celui des hommes,  pour nous livrer un savoir et des avancées radicales de la mère des sciences.

Travail, le monde d’après

Très fier d’avoir été l’un des nouveaux contributeurs de la revue France Forum pour son numéro 63 parue ce mois ci.

Dans ce numéro spéciale, la revue aborde le sujet du travail au XXIeme siècle, un monde d’après qu’il fonde notre compréhension de l’économie, qui va cristalliser des luttes nouvelles. En espérant que le sujet soit mieux compris.

« Voici un extrait de l’édito de 8 juin 1817 : les canuts lyonnais brisent les nouvelles machines à tisser qui menacent leur savoir-faire et leur emploi. 25 juin 2016 : les chauffeurs de taxi renversent les voitures des prestataires de la société Uber et dénoncent une concurrence qu’ils jugent déloyale.  À presque deux siècles d’intervalle, les mêmes causes – l’irruption de l’innovation technique ou technologique dans un domaine – produit les mêmes effets économiques – la baisse des prix, le chômage – et les mêmes conséquences sociales et psychologiques. Parfois à tort, car la fameuse « destruction créatrice », si chère à notre chroniqueur Nicolas Bouzou, n’est pas qu’un simple concept économique. À Lyon, au XIXe siècle, malgré les craintes des canuts, des milliers d’emplois ont été créés dans l’industrie de la soie. Et aujourd’hui, en France, la relocalisation industrielle commence même à pointer le bout de son nez. »

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Numero 63

 

Un extrait de la tribune : « Blockchain, le grand bouleversement » 

L’entreprise est devenue un simple programme dans la blockchain. Il organise la gouvernance entre actionnaires et salariés, clients et fournisseurs, selon des règles définies et votées par les parties prenantes.

Ces concepts sont une évolution possible des coopératives, des entreprises sociales ou d’autres formes d’entreprise en utilisant la technologie de la blockchain qui permet de remettre la confiance au centre du réseau et non plus la gestion par une entité humaine. Tout ceci redonne le pouvoir aux frontières du réseau, c’est-à-dire aux participants de la création de valeur.

Dans quels domaines ces organisations décentralisées peuvent voir le jour ? Tous ceux où l’organisation joue le rôle de tiers de confiance pour partager la création de valeur apportée par une communauté. Aux états-Unis, une communauté de chauffeurs privés offre des services similaires à ceux du leader du marché. En Israël, une communauté de co-voitureurs s’établit autour d’une organisation décentralisée qui reverse les profits aux utilisateurs.

Peut-on encore parler d’une entreprise, sans humain pour l’administrer ? 

Une des dimensions principales du travail est la réalisation personnelle et son propre développement professionnel. Les organisations décentralisées apportent par essence une solution ultime à ce sujet. Ce que promettent ces organisations décentralisées, c’est une meilleure capacité à choisir le travail que chacun veut faire en s’insérant de façon volontaire dans des projets, ou même en les initiant, et en participant à une gouvernance plus claire.

Comment le nouveau collaborateur apportant son travail va évoluer dans cet environnement ? Doit-on imaginer que la dimension humaine disparaisse des organisations efficaces ? Une entreprise peut-elle être un programme ? Autant de questions qui devront être résolues si nous voulons affronter avec force cette nouvelle révolution de la relation au travail.

Circle, la banque Blockchain

Internet utilise un certain nombre de protocoles pour offrir des services, comme http pour pouvoir livrer une interface que l’on manipule dans un navigateur.   Seulement avec le seul protocol http, on ne pourrait pas faire grand chose.  Ce qui est intéressant ce sont les applications que l’on crée avec http : comme celle de créer un site média ou encore un site de commerce électronique.

Pour ce qui est de Blockchain, on peut le voir comme un protocole. Un protocole permettant de distribuer de la confiance de façon décentralisée. Mais échanger des jetons dans un réseau décentralisé n’a pas forcément d’utilité en soi.  En revanche, l’idée de construire une banque qui utiliserait le protocole « Blockchain » permet d’avoir des usages nouveaux, mais aussi des couts très différents…

 

Jeremy Allaire le CEO de  Circle explique ceci dans un interview que j’ai lu dans  http://www.ecranmobile.fr/Jeremy-Allaire-Circle-est-une-solution-de-paiement-nativement-integree-aux-messageries-mobiles_a62811.html

JB – C’est quoi Circle, le « Netscape de la blockchain » ?

JA – Circle est une solution de social payment, basée effectivement sur la technologie blockchain, et fournissant une connectivité à l’argent et des services financiers au grand public. De la même manière que Amazon a compris que le protocole http allait facilement connecter les consommateurs, nous faisons le pari que tous les systèmes de transfert d’argent actuels vont être balayés par la blockchain.

Pour le moment, nous estimons que les start-up de la blockchain ne sont pas sérieuses. Et Circle entend au contraire s’imposer dans cet écosystème, en travaillant étroitement avec les gouvernements et l’industrie bancaire, afin de construire une plate-forme globale pour stocker et échanger de la valeur.

JB – Il existe pourtant déjà de nombreuses sociétés comme Paypal, également positionnées sur ce créneau…

JA – Je vois Paypal comme le AOL du paiement et je pense qu’ils seront balayés par l’arrivée de protocoles ouverts. Ces acteurs s’appuient en réalité principalement sur des technologies bancaires pour sécuriser les paiements, ce qui ne les empêche pas de facturer de très grosses commissions aux marchands, de l’ordre de 3%.

Internet a rendu l’usage du web ou du mail gratuits. La prochaine étape, c’est de réduire drastiquement le coût des transactions financières, en tendant vers zero.

Pour faire face à cette nouvelle donne, Paypal a lancé Venmo tandis que les grandes banques américaines se sont réunies autour de l’application Zelle. Mais je doute du succès de ces initiatives car ni Paypal, ni les banques n’ont intérêt à cannibaliser leur core business.

JB – Circle entend faire disparaître le coût des virements bancaires ?

JA – Circle entend effectivement réduire le coût des transactions d’un facteur 10, en tournant aux alentours de 0,2 à 0,3%. C »est un chiffre à mettre en perspective avec les 3% facturés par Paypal voire 5 à 10% chez des prestataires historiques du paiement international comme WesterUnion ou MoneyGram.

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