Les tendances eCommerce à l’Internet Retailer 2010 Chicago

Après quelques années difficiles pour le commerce en général aux US, et une croissance plus faible pour le eCommerce , on sent bien ici que le maître mot pour l’industrie de la distribution c’est le très grand appétit de croissance. “Growth” est le mot le plus cité dans les présentations, mais il n’est pas toujours simple de mener une politique de croissance agressive qui soit en même temps peu coûteuse.  Par conséquence, les grandes tendances du e-commerce pour les USA sont 1)  de revenir vers les grands principes premiers du métier, 2) de prendre en compte le nouveau phénomène du marketing social, bien sûr 3) de profiter de la très grande croissance de la pénétration des dispositifs mobiles. Enfin il revient de façon récurrente 4)  la capacité à pouvoir vendre à l’international comme étant un levier  de croissance pour les marchands électroniques américains.

Et pourtant,  tout le monde s’accorde à dire que la part du online dans la distribution connait une courbe bien régulière ( déjà 8,1% pour les US ), pour finalement totaliser en prévision 152 milliards de $ en 2010.

Si l’on revient sur les grandes tendances de 2010 sur le salon on notera :

  • Focalisation sur les “Basics”  

Un agencement plus pertinent des produits sur les sites web
Une classification des produits par thème, selon l’usage ou la saison, a plus d’impact sur le consommateur. Cela permet de présenter davantage de produits sur une page Internet (à travers des menus déroulants, des onglets dédiés), donc d’augmenter le taux de clicks potentiels par produit. Le shopper perd ainsi moins de temps sur le site, trouve plus
facilement le produit qu’il recherche et sera sans doute plus incité à acheter.
Toys R Us : 34 produits sont présentés sur la page d’accueil, accompagnés d’encarts dédiés « Top Rated» & « Hot Deals ». Mais aussi un contenu plus riche pour le consommateur : Les consommateurs sont à la recherche d’une information précise et toujours plus experte, et ce non plus uniquement sur les « pages-produit », mais aussi sur les pages d’accueil et les onglets de navigation, afin d’inviter le consommateur à une visite plus approfondie du site. Les descriptions détaillées, images, instructions ou commentaires ne sont plus suffisants :  des recommandations d’experts accessibles à tout moment de la navigation sont davantage recherchés. Des possibilités de LiveChat sont de plus en plus proposés dans ce cadre ( LivePerson, mais aussi de petites sociétés offshore qui propose un traitement des chats en 24/7 ).   Les résultats sont étonnants, j’ai récupéré une analyse d’un business case ( NBC Shop / Live Person) qui montre de beaux résultats…. 

J’ai rencontré aussi une belle innovation autour d’une cabine virtuelle qui  fonctionne vraiment pour essayer un vêtement et même trouver sa taille. Le principe est ultra simple et totalement génial. Seulement disponible pour les hommes pour l’instant…

La plupart des études montrent que pendant la crise les plus gros sont devenus encore plus gros… alors la réponse pour les plus petits et d’investir les niches, de plus petits marchés segmentés par le produit, le consommateurs ou le calendrier…

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Quelques belles présentations sur le eCommerce des acteurs de niches, dont le cas de Yahoo! qui est venu avec des business-case interessants ( optics planet, microscope.com, et GUN DOG le spécialiste du chien de chasse… ). Ils ont montré les capacités à créer des business rentable, pour des acteurs qui travaillent sur plusieurs niches en même temps en mutualisant les couts de strucutres ( Optics Planet ) ou des acteurs qui deviennent des super specialistes de leurs niches ( le chien de chasse avec Gun Dog Supply sur Yahoo Store qui fait maintenant 5 Millions de $ par an )

  • Social Retail

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Relation plus forte avec les plateformes de marketing social :  La plupart des marques ont déjà largement investi les réseaux sociaux (multiplication des pages Facebook permettant de devenir « Fan » d’une marque). Or en 2010, la tendance est au renforcement de la fonctionnalité E-commerce de ces pages, afin que les fans deviennent de véritables acheteurs de la marque. Pour la première fois, une marque peut mesurer en termes de profit l’efficacité et l’impact de sa présence sur les réseaux sociaux. A noter que cette facilité d’achat incitera très probablement le shopper à visiter prochainement le site Internet de la marque … 1-800-Flowers : grâce à l’onglet « Shop » de la page Fan de la marque sur Facebook, les bouquets et autres cadeaux sont présentés et l’internaute peut les « Ajouter au panier » pour passer commande et payer directement via Facebook.

  • Mobile 

Le Mobile-commerce comme priorité pour 2010 : explosion des sites M-commerce à l’occasion des fêtes de fin d’année 2009.  Avec l’arrivée de l’iPhone et autres Smartphones depuis 2007, le M-Commerce est devenu une tendance que les retailers ne peuvent plus ignorer. Aujourd’hui, 85% des utilisateurs de l’iPhone l’utilisent pour surfer sur Internet ! Ainsi, 19% des distributeurs américains affirment que le développement d’un site mobile est leur priorité pour 2010 et 15% déclarent avoir l’intention de créer une application mobile. Les consommateurs peuvent vérifier les stocks et acheter ou se rendre en magasins avec des outils géomarketing développés.  Sur 153 sites E-commerce identifiés, 113 ont une application M-commerce permettant en quelques touchs de passer commande. De plus l’aspect ludique de l’utilisation des mobile apps permet d’augmenter l’expérience client avec la marque.  Pour la plupart des distributeurs spécialisés américains, la voie de l’évolution est donc le M-commerce. L’arrivée des tablettes interactives comme l’iPad multiplient les possibilités : du merchandising à la commande en ligne sur mobile, les évolutions sont très innovantes.

Voici pour moi les grandes tendances dans le m-Commerce ( je reprends le plan de Forrester sur le sujet )

  1. INSPIRATION plus que TRANSACTION. Le mobile va plutôt influencer les ventes avant de devenir un outil de transaction. 
  2. FAIRE SIMPLE : les retailers vont d’abord se focaliser sur les comportements existants des consommateurs. La  géolocalisation est un bon exemple, des usages très simples qu’il faut déjà développer ave
    c les technologies existantes.
  3. LA CROISSANCE du nombre de devices devrait continuer à attirer beaucoup d’investisssements, d’idées, de projets dans ce domaine qui vont profiter aux marques et enseignes.
  • Internationation des sites marchands américains…

Une des sources de croissance pour les sites américains et d’investir de nouveaux marchés hors des amériques…

J’ai rencontré sur le salon de nouveaux acteurs (International Checkout, Bongo International, 51 Stores ) qui proposent des solutions qui transforment un site américain livrant normalement des produits qu’aux États-Unis, en un site international. Le partenaire prend en charge les paiements, la livraison, la gestion des fraudes.  C’est une forme de délégation pour l’international, pour des sites existants. C’est drôle parce que nous avons eu parfois des demandes en Europe… pour faire l’inverse.

 

  • Local

Tout un développement autour du local voit le jour dans le commerce électronique.  C’est la volonté de mieux intégrer aussi le canal offline, les actifs aussi qui sont hors du digital.

On voit autour du développement de concept comme Groupon (Groupement d’achat)  la possibilité pour le commerce électronique de ré-intermédier entre les offres d’enseignes ou de prestation de services et un public varié et nombreux. 

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