Culture digitale, comment naissent les memes

Après la folie du «planking» née en Australie via Facebook (le but étant de se photographier allongé dans les endroits les plus improbables, tête vers le sol), la nouvelle marotte du Web s'appelle le «Rickrolling». «Rick» comme , le chanteur à la chevelure poil de carotte qui squatta les charts américains dans les années 1980 avec son tube disco-pop «Never gonna give you up».

sas_pageid='2358/30028'; // Page : manchettepub/leparisien.com/articles_international
sas_formatid=1278; // Format : rectangle 2 300×250
sas_target=''; // Targeting
SmartAdServer(sas_pageid,sas_formatid,sas_target);

.. Mais cette fois, les Australiens n'y sont pour rien. La vanne, qui consiste à faire suivre le lien du clip de Rick Astley sur YouTube lorsqu'on veut envoyer balader quelqu'un, est signée Brian Deese, le conseiller économique de ! Et c'est sur le compte twitter de la Maison-Blanche que tout a commencé. 

A la réaction d'un utilisateur de Twitter, un certain David Wiggs, qui confie son profond «ennui» au milieu d’un débat sur la dette fiscale aux Etats-Unis, Brian Deese lui répond, du tac au tac : «Désolé d’apprendre que vous vous ennuyez. La politique fiscale est importante mais elle peut être un peu difficile à digérer. Voilà qui est plus amusant : ( lien vers «Never gonna give you up» ). 

Si le gag n'est pas tout à fait nouveau, - en 2007 la même chanson de Rick Astley apparaissait déjà dans de faux liens, sur des forums ou dans des messages via les réseaux sociaux - le «Rickroll» était plus ou moins tombé dans l'oubli. Le conseiller d'Obama l'a donc ressuscité. 
  
Depuis, des millions de «followers» ont pris un malin plaisir à retwitter la blague et à se la réapproprier. La Maison-Blanche, elle, s'en amuse et se paye par la même occasion un bon coup de pub.

via www.leparisien.fr

Le parisien nous fait par de cet humour potache de la Maison-Blanche sur Twitter.

Non seulement la communication change par la facilité de connexions, mais on voit aussi qu'elle change dans sa forme. C'est incroyable aussi de voir comment dans un processus mimétique, l'origine de ces memes ne sont pas forcément où on les attend. Cette fois ci de n'est pas l'underground qui fournit l'origine du meme (http://en.wikipedia.org/wiki/Internet_meme), mais c'est le pouvoir lui même.

Publicités

Une réflexion sur “ Culture digitale, comment naissent les memes ”

  1. Sur numérama :
    Comme l’explique la page Wikipédia francophone dédiée au Rickroll, il s’agit d’un phénomène internet qui s’est développé autour du clip vidéo de la chanson Never Gonna Give You Up, interprétée par Rick Astley. Il consiste à renvoyer un internaute vers le clip en question via un lien apparemment en rapport avec le texte dans lequel il se trouve. La pratique a été ensuite popularisée sur 4Chan, comme de nombreux autres mèmes Internet.
    Il est assez inattendu de voir le compte officiel d’un gouvernement publier quelques messages décontractés, surtout au beau milieu d’une discussion visant à expliquer certains aspects de la politique budgétaire américaine. Imaginerait-on le compte officiel de l’Élysée, alors plongé dans des explications sur la fameuse règle d’or budgétaire, glisser un menant vers une image de lolcats ?

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s