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Blockchain et blog de Mediapart

Un article assez général sur blockchain et cryptomonnaies dans le blog de Mediapart

A lire sur  Mediapart

La blockchain permet de s’affranchir du tiers de confiance, de l’intermédiaire que sont les banques. Tout aussi important et moins souvent évoqué: le rôle de substitution de la blockchain aux chambres de compensations. Denis Robert ayant décrit l’opacité du fonctionnement de ces institutions, la blockchain, permet de jouer ce rôle de manière potentiellement public garantissant une plus grande transparence, concept défendu par Philipe Rodriguez, président de Bitcoin France et ancien de chez Microsoft. Dans un contexte où les banques font face à une crise de liquidité (cf subprimes), on peut aisément apprécier l’intérêt des banques pour ces technologies.

Il convient également de prendre en compte le fait que l’augmentation du nombre de transactions pèse sur le réseau, et certaines opérations inutiles sont effectuées dans le but unique d’augmenter la rémunération du mineur selon le principe du « payer plus pour attendre moins ». Autre point, le droit d’auteur : imaginez-vous auteur d’une chanson inscrite dans la blockchain, apporter la preuve de votre identité et cela attestera que vous êtes la source de cette œuvre, permettant ainsi d’en revendiquer les droits associés sans avoir besoin d’un notaire, maison de disques, et d’un avocat. La technologie de la blockchain est donc essentiel pour l’avenir du système financier : dans son rôle d’intermédiaire, pour les échanges interbancaires et les aspects liés à la propriété intellectuelle et au droit contractuel.

Utilité générale ou particulière?

Interview pour Alliancy le magazine Numérique et Business.

L’article est ici.

 

Bien que l’année fut très chargée pour Avolta Partners*, Philippe Rodriguez, son cofondateur avec Patrick Robin et Arthur Porré, a trouvé le temps d’écrire sur la blockchain, après l’avoir déjà fait sur les crypto-monnaies [un autre suivra sur l’IA]. L’ouvrage sort le 8 mars chez Dunod : « La Révolution Blockchain : Algorithmes ou institutions, à qui donnerez-vous votre confiance », un sujet qui fait couler beaucoup d’encre ces temps-ci au vu des solutions ou problèmes qu’il apporte. Son idée en tant que promoteur de la blockchain : évangéliser et analyser les impacts sociétaux de cette technologie.

« Il faut justement sortir des questions techno, trop complexes, explique l’auteur. Et si les cas d’usages manquent encore de maturité, il faut comprendre que nous ne sommes qu’au début d’une révolution.»

Ce protocole technique inspire une réflexion sur une société plus équilibrée, plus juste et interroge la fabrique de la confiance.

Dans ce livre, il explique que la blockchain promet un environnement différent qui remplace la confiance dans des institutions par un protocole basé sur des algorithmes à la fois composés de techniques de cryptographie, de théories des jeux et de logiciel libre.

« J’ai choisi de prendre cinq angles pour décrire ce nouveau phénomène : Culturelle et Historique ; Economique et monétaire ; Technologique ; Usages & Métiers et Philosophique ».

Critique de La Révolution Blockchain

Jacques Favier dans la voie du bitcoin nous propose une critique très juste du livre « La Révolution Blockchain ».
Favier est un historien. Mais c’est bien plus qu’un historien. Pour plagier Heinlein, l’auteur de SF, Favier s’intéresse à l’histoire du futur de la monnaie!  Et à ce titre, son regard  sur l’ouvrage est tout simplement capital.

C’est une analyse très juste du livre que Favier a visiblement lu avec attention et avec bienveillance.  Je crois que nous sommes d’accord sur l’essentiel, et je prends les quelques différences comme de bonnes sources de discussions futures, tant nous aimons le débat l’un et l’autre.

J’apprécie particulièrement qu’avec Favier on se retrouve sur la thématique de l’usage de Blockchain dans nos institutions démocratiques, même si il reste tant à faire…

…/… La politique n’est pas oubliée, et c’est là que le sous-titre prend vraiment son sens: Algorithmes ou institutions, à qui donnerez-vous votre confiance?

L’ironie perce parfois, comme lorsque Rodriguez met en face à face l’explosion du nombre de gens employés à réglementer ou surveiller la finance et le peu de résultat en terme de confiance suscitée. Même si l’on voit mal par quel moyen notre Etat sclérosé accoucherait à court terme d’une démocratie liquide (un coup d’état informatique pour nous libérer de règlements contraignants, d’usages dépassés, de relations desséchées ?) ni inversement en quoi l’organisation sur une blockchain nantaise du référendum sur l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes rendrait les points de vues des uns et des autres mieux réconciliables, il faut bien dire que l’enthousiasme de l’auteur, sourcé chez Don Tapscott, est sympathique.

Oui la blockchain est un chantier de pionniers civiques engagés dans de grandes transitions.

 

 

L’article est ici  

 

Soirée signature : La Révolution Blockchain

J’ai été sincèrement très touché par votre présence.

Je vous remercie du fond du coeur pour votre présence, hier lors de ce moment.

Vous étiez 200 à participer à cette rencontre et ceci a montré l’intérêt grandissant pour le sujet de la blockchain, de bitcoin, des algorithmes, des institutions.

N’hésitez à me donner vos feedbacks…

Si vous avez aimé: dites le! Si vous avez acheté votre exemplaire online alors n’oubliez pas de donner un 5/5 sur le site! J’ai besoin de top reviews.

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Vous avez été nombreux à me demander d’intervenir dans différents cercles et je le ferai avec plaisir, si mon agenda me le permet :

https://philipperodriguez.com/conferencier/

La blockchain, l’avenir de l’e-démocratie

FrenchWeb publie les bonnes feuilles du nouveau livre de Philippe Rodriguez («La révolution blockchain», Dunod, 2016). Cet ouvrage questionne les transformations portées par la blockchain, en explique les mécaniques de fonctionnement et les prochaines évolutions.

Dans la tempête médiatique du PeneloppeGate, la question de la transparence de la vie politique française a resurgi avec une violence inédite. Les tenants et les aboutissants de l’affaire Fillon révèlent, chaque jour un peu plus, une part de mystère enveloppant la vie politique française, des secrets bien gardés de la vue des honnêtes citoyens. Ces arrangements parfois mal connu des citoyens nuisent à l’image de notre système politique, aujourd’hui décrié par tous les journaux de la presse étrangère. Pouvons-nous tolérer plus longtemps ces pratiques d’un autre temps? N’est-il pas urgent de remettre à plat ce système pour refonder une démocratie plus saine? Le numérique a toute sa place à jouer dans cette révolution.

La blockchain, un outil au service du politique

Depuis qu’elle a été imaginée puis développée dans la seconde moitié des années 2000, la blockchain n’a cessé d’inspirer de nouvelles méthodes de contrôle de l’activité politique. Ses théoriciens, le mouvement international des Cypherpunks, une sorte d’ancêtre d’Anonymous, y voyait le moyen d’assurer une totale transparence sur les élections, l’application des programmes politiques ou encore le financement des activités publiques. En effet, en tant qu’outil de partage de données à la fois autonome et décentralisé, la blockchain apparaît comme un livre ouvert, dans les pages duquel chacun peut vérifier ce qui a été dit, ce qui a été fait, voire même déclencher, s’il ou elle l’estime nécessaire, une sorte de signal d’alarme.

Avant les lanceurs d’alerte de Wikileaks, les Cypherpunks ont donc été les premiers à dénoncer les abus du système politique et à plaider pour un contrôle accru de la vie publique. Dans leur conception de la démocratie, chaque citoyen est ainsi le garant de la bonne tenue de la vie politique. Aux Etats-Unis, d’ailleurs, la procédure des «élections de rappel» (recall election) permet de voter la destitution d’un élu en cas de manquement grave à sa fonction ou de non-respect de ses engagements politiques. Apparu dès 1631, dans la colonie du Massachussetts, ce processus politique fait donc du citoyen le véritable contrôleur de la rigueur de l’activité politique. A quand son introduction dans la Constitution française?

Contrôler les votes pour en assurer la transparence

L’autre innovation politique de la blockchain est sa capacité à encadrer et à contrôler la procédure des élections. Le scandale du nombre de votants à la primaire de la gauche a rappelé que, même en 2017, le trucage d’une élection était une fraude politique encore possible. Nombre d’entre vous ont d’ailleurs peut-être vécu ce scandale comme une vraie désillusion politique. La blockchain est une solution définitive pour lutter contre cette dérive. En effet, en scellant chaque vote au sein d’une chaîne publique d’informations, cette technologie empêche tout truchement du vote. Pour modifier un vote, il faudrait en effet modifier toute la chaîne, ce qui demanderait une puissance de calcul immense.

En outre, le développement d’un vote numérique, accessible depuis son domicile permettrait de lutter contre les phénomènes d’abstention. Lors de la dernière élection présidentielle, en 2012, près de 20% du corps électoral avait choisi de ne pas s’exprimer, au premier comme au second tour. Depuis 1999, le taux d’abstention aux élections européennes en France n’est même jamais descendu en-dessous de 50%. Il y a donc une vraie crise démocratique. Une enquête menée par Haris Interactive/Nouveaux Horizons (novembre 2015) assure pourtant que 58% des abstentionnistes consultés seraient prêts à voter s’ils disposaient du droit de vote par internet. Chez les 18-24 ans, ils sont mêmes 79% à se dire prêts à accomplir leur devoir citoyen avec l’aide du vote numérique.

Engager les candidats dans le cadre d’un contrat programmatique

Pour transformer la démocratie, la blockchain propose des alternatives réalisables à court terme, voire même applicables dès la prochaine élection présidentielle de 2017. Plusieurs candidats, comme François Fillon ou Emmanuel Macron, ont évoqué leur volonté de s’engager avec les Français par un contrat programmatique. Dans le cadre de la création d’une blockchain politique, sur laquelle chaque citoyen disposerait d’un vote, les candidats pourraient donc proposer une liste de propositions détaillées, que les citoyens pourraient valider comme réalisées ou irréalisées au cours du mandat. Ainsi, au moment du vote, chacun serait en mesure de juger si les promesses politiques ont été (ou non) respectées.

Si les entreprises d’e-démocratie se multiplient (DemocracyOS, PublicVote, BitCongress, FollowMyVote), une certaine méfiance demeure à l’égard de ces initiatives numériques. Le vote numérique comporte, c’est vrai, des risques, ne nous voilons pas la face, mais ses potentialités sont gigantesques et notre système politique doit s’en nourrir pour s’améliorer. Ce mariage de la politique et du numérique est la condition de sortie de la crise démocratique dans laquelle notre pays est empêtré depuis plusieurs années. L’alternative blockchain est une promesse démocratique, sachons nous en saisir!

La révolution au repas du coin du 6 mars

J’ai eu le grand plaisir de présenter la révolution blockchain au 21eme repas du coin de l’association le cercle du coin. Une des organisations les plus actives sur les sujets des crypto-monnaies, du bitcoin et de la blockchain.

A cette occasion, la petite troupe de bitcoiners s’était retrouvée à Amiens.

Cette communauté très active, passionnée a fait preuve d’une grande attention et j’espère que l’on aura de nouvelles occasions de collaborer.

J’ai pu expliquer les grandes transitions de la sociétés qui me semblent importantes de juger à l’aune de leur besoin en « confiance ». Cette thématique me parait essentielle pour déterminer les futurs usages les plus probables dans l’avenir.

 

Merci Pascal pour la vidéo.

Interview chez H2 University

J’ai eu le plaisir de répondre aux questions de Daniel Jarjoura qui est le patron de H2 University.

J’ai eu l’occasion d’expliquer ce que j’essayais de montrer à travers l’ouvrage « La Révolution Blockchain », en parlant des 5 grandes transitions de la société. Mon pari est que les usages de la Blockchain sont tous compris dans ces 5 cas.  Ceci permet de prendre un peu de recul et de commencer à répondre à la question du livre « algorithmes ou institutions? »

logo-h2u

H2 Univestity a formé depuis quelques mois plus de 1400 personnes dans des grandes entreprises avec une méthode nouvelle qui se compose de blended learning, résolution collaborative de challenges, et aussi le peer learning.

La liste des formateurs montre bien la nouveauté de l’approche: https://h2.university/formateurs

 

 

Interview BFM – Algorithmes et Institutions

J’étais ravi de participer à l’émission de Frederic Simottel et d’avoir un échange de grande qualité autour des thématiques du livre « La révolution Blockchain » édité chez Dunod

Diffusion ce samedi et dimanche à 17h00 sur BFM BUSINESS

J’ai pu aussi retrouver Gonzague Grandval qui lance ChainForge un nouvel incubateur pour Blockchain dont je parlerais prochainement…

 

Sur bfm : http://www.bfmtv.com/static/nxt-video/player.html?video=5328367036001&brand=BFMBUSINESS&url=http://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplayer/video/la-revolution-blockchain-est-en-marche-1802-915671.html

Les promoteurs de la Blockchain dont je fais partie sont parfois subjugués par la beauté mathématique de la solution. C’est un « tour de force technologique » pour reprendre le terme de Bill Gates découvrant cette innovation majeure.

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Blockchain comme une promesse

Néanmoins, certains penseront que la Blockchain reste une solution en recherche de problèmes à résoudre.  Malgré le milliard de dollars investis dans les startups de la blockchain, malgré les plus de 100 000 marchands qui acceptent bitcoin, malgré les 1000 startups earlystage dans le domaine de blockchain ( dont une qui a reçu 121 millions de dollars d’investissement ), soyons honnêtes, les cas d’usages manquent encore de maturité. Le potentiel est indéniable mais nous sous sommes au début d’une révolution.

Le cas le plus médiatique reste celui d’une crypto-monnaie qui ne s’est pas encore déployée dans le grand public. La crypto-monnaie comme le bitcoin  apparait pour beaucoup comme une utopie parce qu’elle bouscule beaucoup de certitudes sur le rôle central que joue la monnaie dans notre économie. Avouons-le, l’économie monétaire reste une science complexe et qui est mal comprise par la plupart d’entre nous et on voit bien que les discussions sur le rôle que doit jouer l’Euro dans l’économie Européenne reste assez dogmatique. Elle est basée sur une confiance dans l’institution monnaie, cette confiance ne peut pas être rationnelle. Pourtant, la monnaie reste une institution très centralisée et même assez monopolistique, gérée par un petit nombre d’experts économiques et politiques.  Il faut aussi dépasser le sujet de la monnaie qui est un de toute évidence un bon point départ pour réfléchir, et qui fonctionne assez bien dans ce contexte de pédagogie.

Cinq angles pour parler de confiance distribuée

Ceci  nous entraîne naturellement à nous poser la question de la confiance dans la société en utilisant mieux le numérique.

couverturelarevolutionblockchainC’est pour ceci que j’ai entrepris de décrire l’aventure humaine qui est la création d’un nouveau protocole de l’internet : Blockchain. J’ai choisi de prendre 5 angles pour décrire ce nouveau phénomène que j’ai qualifié sans une grande originalité de révolutionnaire.

=> Culturelle et Historique

=> Economique et monétaire

=> Technologique

=> Usages & Métiers

=> Philosophique

Au cours de l’émission, j’explique également  que  la Blokchain va aider à 5 transitions de nos sociétés  : la blockchain promet un environnement différent qui remplace la confiance dans des institutions par un protocole basé sur des algorithmes à la fois composés de techniques de cryptographie, de théories des jeux et de logiciel libre.

Pour commander votre exemplaire du livre c’est ici.

Cinq transitions de nos sociétés à la loupe

5 transitions de notre société qui nécessitent  de la confiance, c’est-à-dire cette capacité à bénéficier de la bienveillance d’autrui pour pouvoir lui remettre quelque chose de valeur dans l’espace ou dans le temps.

(1) Démographique (Rapport entre les jeunes et les anciens = retraite, travail; Rapport entre le nord/sud, entre les différents continent)

(2) Ecologique comment mieux répartir la production et la distribution d’énergie, mieux récompenser encourager les économies d’énergie, (C2E décentralisés)  préparer la transition vers des énergies dé-carbonnées.

(3) Numérique, préparer une transition vers un internet plus responsable, mais aussi moins centralisé et administré par quelques géants du numérique.

(4) Monétaire

(5) Démocratique

Democratie Numérique et Blockchain

Sur le sujet spécifique de la Démocratie numérique La blockchain n’a cessé d’inspirer de nouvelles méthodes de contrôle de l’activité politique qui vont depuis l’application des programmes politiques ou encore le financement des activités publiques. la blockchain apparaît comme un livre ouvert, dans les pages duquel chacun peut vérifier ce qui a été dit, ce qui a été fait, voire même déclencher, s’il ou elle l’estime nécessaire, une sorte de signal d’alarme.

Nous plaidons pour un contrôle accru de la vie publique. Dans leur conception de la démocratie, chaque citoyen est ainsi le garant de la bonne tenue de la vie politique. La procédure des « élections de rappel » (recall election) permet de voter la destitution d’un élu en cas de manquement grave à sa fonction ou de non-respect de ses engagements politiques. Ce processus politique fait donc du citoyen le véritable contrôleur de la rigueur de l’activité politique.

L’autre innovation politique de la blockchain est sa capacité à encadrer et à contrôler la procédure des élections.  La blockchain est une solution définitive pour lutter contre cette dérive. En effet, en scellant chaque vote au sein d’une chaîne publique d’informations.

En outre, le développement d’un vote numérique, accessible depuis son domicile permettrait de lutter contre les phénomènes d’abstention.

Dans le cadre de la création d’une blockchain politique, sur laquelle chaque citoyen disposerait d’un vote, les candidats pourraient donc proposer une liste de propositions détaillées, que les citoyens pourraient valider comme réalisées ou irréalisées au cours du mandat. Ainsi, au moment du vote, chacun serait en mesure de juger si les promesses politiques ont été (ou non) respectées.

Les entreprises d’e-démocratie se multiplient (DemocracyOS, PublicVote, BitCongress, FollowMyVote), une certaine méfiance demeure à l’égard de ces initiatives numériques.  C’est pourtant le moment idéal pour en faire la promotion!