Archives pour la catégorie Inspiration

Bancor lève 153m$ dans une ICO

 

Je reprends ici les explications de  Morgan Phuc à lire dans bitcoin.fr  « Le sigle ICO (Initial Coin Offering) dérive de l’expression plus connue IPO (Initial Public Offering, introduction d’une société en bourse) afin de désigner une levée de fonds en cryptomonnaie.  Il peut s’agir de financer une nouvelle blockchain mais dans la plupart des cas il s’agit d’émettre un token ou de créer une application décentralisée basée sur une blockchain déjà existante comme Bitcoin, Ethereum ou NXT. »  

Une ICO est donc une offre d’investissement dans une entreprise -Bancor dans notre cas – qui fonctionne par l’achat d’un token – qui représente un titre –  en utilisant vos bitcoins ou vos cryptomonnaies.

Le système de « règlement – livraison »  devient extrêmement simplifié, puisqu’il suffit d’une part de recevoir des cryptomonnaies comme paiement et d’autre part de livrer des tokens – éléments d’une cryptomonnaies – généralement de l’ether – dans votre portefeuille de crypto.

Généralement un plan est fourni pour expliquer comment ce token est reparti et échangé pour financer ou rémunérer les différentes parties prenantes du projet de startup.  Voir le cas de CIVIC qui lance son ICO demain matin

Ceci nous oblige tout de même à une réflexion globale sur les modèles de financement des VCS, ou des marchés.

Combien de temps ces ICOs vont rester légales?

Comment le marché secondaire va s’organiser autour de ces tokens?

Qui sont les gestionnaire d’actifs qui vont parier sur ces actifs? ( premier élément de réponse Draper a investi 27M$ dans bancor dans cette ICO )

Pour un Conseil National du Numérique qui ne soit jamais un « machin »

Refondons un Conseil National du Numérique Citoyen, Technologique et International.

Alors qu’un nouveau quinquennat débute, sous le leadership d’un président jeune et innovant, le numérique peine à s’imposer comme priorité politique. Le Conseil national du numérique (CNNUm) est devenu une sorte de « machin » et ne remplit plus sa mission de moteur de la réflexion et de l’action dans le secteur du numérique. Pour ne pas abandonner après nous être tant engagés dans le secteur, il faut des propositions fortes (http://nouveaucnnum.wordpress.com) pour rénover cette institution et lui redonner un poids dans la vie de la cité.
Le CNNum a été créé en avril 2011 avec l’idée de créer un organe consultatif du Gouvernement sur les questions du développement du numérique. Dans cet esprit il a accompagné nos politiques dans l’élaboration de la loi sous l’influence des nombreux effets de la révolution numérique. On constate aujourd’hui que malgré cet énorme travail, peu de gens connaissent l’action du CNNum hors du microcosme numérico-politique alors que son rôle est capital.  Je propose donc aujourd’hui, au démarrage de ce nouveau quinquennat, de transformer le CNNum et de lui fixer un nouveau cap. Fort de mon expérience quotidienne auprès des start-up et d’échanges avec les acteurs de l’ecosystème je formule quelques propositions qui permettrait selon moi d’entreprendre cette mutation.
Voir la tribune dans FRENCHWEB

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Proposition N°3 : Etablir un digital shadow governement du CNNum, réservés au moins de 35 ans, pour donner toute sa place à la jeunesse dans ce secteur.

Toutes les propositions à http://nouveaucnnum.wordpress.com

Lisbon Investor Summit #LIS17

J’ai donné le point de vue de Avolta Partners sur les sujets de stratégie de financement des entreprises de technologie en Europe.
Au côté de Marco Fernandes ( CEO de PMEINVESTIMENTOS, l’équivalent de la BPI au Portugal ) et de Paulo Rodrigues da Silva ( CEO de Euronext Lisbon )

Discussion animée devant les 1300 investisseurs et startups présents cette année à cette troisième édition.

Ce fut également l’occasion de rencontrer beaucoup de nos collègues européens provenant d’un grand nombre de villes différentes…

 

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Avec notre associé David Laurent basé à Lisbonne

 

Remise du prix Generation Blockchain

Formidable remise de prix chez BNP PARIBAS pour ce concours organisé par SIA Partners, BNP Paribas, HSBC : Génération Blockchain

http://www.generation-blockchain.com/

Passionnant de voir que la plupart des projets retenus par le jury étaient largement en dehors du métier de la banque traditionnelle.

Le concours Blockchain est une occasion unique pour les étudiants ou jeune diplômés, de proposer une idée innovante et de la mettre en perspective théorique et pratique dans les conditions réelles d’un projet : depuis la phase de réflexion et d’étude d’impacts (Business Case) jusqu’à sa mise en oeuvre (développement d’un prototype ou Proof Of Concept).

BNP Paribas HSBC Sia Partners

 

CJD Toulouse : La Révolution Blockchain

Merci à toute l’équipe du CJD Touluse pour ce moment magique qui m’a donné l’occasion de présenter « La Révolution Blokchain » . Plus de 120 personnes étaient présentes pour écouter, apprendre et échanger sur cette thématique qui nous projette dans un futur pas si lointain…

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Bravo à Francois et Benoit pour leur simulation d’une blockchain avec l’audience… hors du commun ! Première mondiale.

Beaucoup de belles discussions sur « Algorithmes ou Institutions »!

BRAVO TOULOUSE POUR VOTRE ENTHOUSIASME

 

 

Medef – Web2business

Nous sommes en Novembre 2013, à Kiev, en Ukraine. Les caméras du monde entier sont braqués sur la place Maïdan, où se rassemble l’opposition ukrainienne. Un détail attire mon attention dans la vaste foule des protestants. Des partisans  de la rébellion tiennnetn dans sa main un panneau sur lequel est imprimé un QR Code et au-dessus duquel on peut lire « Soutenez la révolution ». Il renvoie vers le portefeuille « bitcoin » du mouvement de contestation nationale, appelant aux dons et aides en tout genre, en ces heures désespérées.

L’astuce d’un virement direct sur le compte des insurgés répondait, en effet, à une situation depuis vertement dénoncée par les médias. Les principaux intermédiaires bancaires en ligne, tel PayPal, avaient bloqué les transferts financiers vers l’Ukraine, étouffant toute possibilité de soutien monétaire au mouvement d’insurrection.

La résistance s’était donc organisée pour remédier à la situation, en mobilisant les nouvelles technologies de don en ligne. Indépendamment de tout parti pris dans le conflit ukrainien, l’interdiction du transfert de valeurs numériques est une idée nouvelle dans les relations internationales et mérite de s’y attarder.

Depuis ce moment cette anecdote de ce manifestant de la place Maïdan et de son panneau de protestation me sert souvent d’introduction à mes propos, parce que je le trouve très frappant, très symbolique.

Il montre, en effet, l’opposition existante entre l’idée d’un réseau internet totalement libre et l’autorité encore exercée par certaines organisations mondiales ou locales, plaçant l’ensemble des échanges numériques sous le contrôle d’une autorité centrale.

Nombre de Dunbar et pierres de Yap

Qui dans la salle connait le nombre de Dunbar?  Le nombre de Dunbar est le nombre maximum d’individus avec lesquels une personne peut entretenir simultanément une relation humaine stable.  Cette relation stable est le pilier principal de la confiance qui est un concept sur lequel nous allons revenir rapidement.

 

Cette limite a été découverte par une étude publiée en 1992 par l’anthropologue Robin Dunbar, c’est une étude statistique basée sur la taille des groupes d’individus comparé à la taille de leur néocortex. La capacité de notre néocortex nous permet d’entretenir par le langage, la confiance mutuelle des interactions avec 148 individus ( généralement arrondi à 150)

 

Dunbar a démontré que la première innovation qui a permis à l’homme d’atteindre le nombre de 148 est le langage. Sans le langage les groupes d’individus nécessitent une communication non verbales qui les limite à une quinzaine.

Le langage est une innovation majeure pour passer à 150 individus.

 

La seconde va naitre à l’expansion de l’agriculture il y a 10 000 ans. Il s’agit d’une organisation centralisée qui permet de créer la confiance au-delà d’un groupe humain qui n’utilise que le langage : cette organisation qui établit un mode de confiance distribué s’appelle une institution.

 

Tant que l’organisation, le mode de fonctionnement du groupe ne nécessite pas de coordonner plus de 150 individus un fonctionnement basé sur la confiance et les relations humaines peut suffire. Au-delà il faut une institution.

 

Le processus de consensus d’une institution c’est l’autorité.  Mais pourtant il en existait d’autre.

 

Qui est déjà allé à Yap en vacances?  Probablement personne. On y trouve des roues de pierre dites de Yap (appelées aussi rai) qui constituent une monnaie. Utilisée dans la Fédération des États de Micronésie, dans la région des Philippines, dès le iie millénaire avant Jésus-Christ, cette monnaie de pierre a la taille d’un imposant disque d’aragonite, percé d’un trou au milieu, avec un diamètre variant de 0,8 à 4 mètres. Taillées dans les carrières de Palaos -une ile voisine – avec des outils de coquillage, ces imposantes pièces d’une tonne étaient transportées d’un endroit à l’autre à l’aide d’un pilier de bois, coincé dans le trou central et permettant de faire rouler la pierre, puis portées dans les pirogues. La valeur de la pierre en question était mesurée à la hauteur de l’effort humain fourni pour l’acquérir : extraction du minerai, taille et ciselage, transport, etc.

Par exemple, si le transport en pirogue de la pierre de Yap avait causé la mort d’un homme, sa valeur était conséquemment augmentée.

 

Ces pierres servaient ainsi au paiement d’achats de terres ou de titres dans cette société clanique, mais aussi à négocier des accords de paix ou de commerce.  Les pierres étaient ensuite disposées le long des rues, devant les habitations, à la vue de tous, afin de montrer le statut social de leur possesseur. Considérant la taille de la monnaie, le vol était une issue peu envisageable à l’avenir de ces rochers.

 

Processus de consensus : Surtout, ce qui est remarquable dans l’utilisation de ces pierres taillées sous forme de grandes meules, c’est la façon dont le consensus s’est créé autour des processus de transactions. Lorsqu’un acheteur A désire acquérir la maison d’un concitoyen B, il va utiliser la pierre comme forme de monnaie d’échange.

 

A dispose d’une pierre P, dotée d’une valeur reconnue par la communauté. Cette propriété sur la pierre est connue de tous. Au moment où il procède à la transaction, donnant à B la propriété de P, sans avoir même à déplacer la pierre, il est désormais reconnu comme nouveau propriétaire de la maison.

 

La communauté de l’île va ainsi mémoriser que la pierre P appartient désormais à B. La propriété des pierres présente et passée est inscrite dans la mémoire du village. Il n’existe pas de registre centralisé, il s’agit bien d’un registre décentralisé, inscrit dans la mémoire de chacun des membres de la communauté, en quelque sorte identique à celui la blockchain !

 

On montre ici une organisation décentralisée, ou pour être précis « a-centralisée », très comparable au mode de fonctionnement d’une blockchain publique.

Cette organisation est le mode de fonctionnement de la confiance dans cette ile.

 

 

Au xixe  siècle, avec l’arrivée des explorateurs occidentaux, l’économie monétaire des archipels changea brutalement. Les goélettes des premiers explorateurs permettaient en effet de déplacer plus facilement et plus rapidement les rais que le traditionnel transport en pirogue, diminuant de facto leur valeur.

 

Il y a 10000 ans il y a par le développement de l’agriculture le passage d’une organisation décentralisée à une organisation centralisée. Pour pouvoir maintenir une société dont le nombre de participant est plus grand que le nombre de Dunbar il va falloir changer d’organisation, et passer à une organisation centralisée.  Grace à la révolution de la Blockchain, l’opportunité nous est offerte de recréer à des tailles de plusieurs millions d’individus des organisation décentralisées qui vont distribuer de la confiance.

 

Le nombre de Dunbar est passé de 15 à 150 grâce à une innovation technologique qui s’appelle le langage… ,

Le nombre de Dunbar va passer de 150 à quelques dizaines de millions. Grace à une nouvelle innovation : les  institutions qui sont des organisations centralisées basée sur une croyance nous allons pouvoir organiser des groupes de quelques dizaines de millions pour des organisations, jusqu’à 1,5  milliard pour l’église catholique.

 

Aujourd’hui nous allons pouvoir construire maintenant des organisations décentralisées ( comme celle de l’ile de YAP ) mais pour des tailles d’individus dizaine de milliards d’êtres humains : c’est-à-dire  une 10 milliards d’humains en 2050 et quelques dizaine de milliards d’Intelligence artificielles.

 

Ces organisations décentralisées permettent d’établir la confiance.