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Critique de La Révolution Blockchain

Jacques Favier dans la voie du bitcoin nous propose une critique très juste du livre « La Révolution Blockchain ».
Favier est un historien. Mais c’est bien plus qu’un historien. Pour plagier Heinlein, l’auteur de SF, Favier s’intéresse à l’histoire du futur de la monnaie!  Et à ce titre, son regard  sur l’ouvrage est tout simplement capital.

C’est une analyse très juste du livre que Favier a visiblement lu avec attention et avec bienveillance.  Je crois que nous sommes d’accord sur l’essentiel, et je prends les quelques différences comme de bonnes sources de discussions futures, tant nous aimons le débat l’un et l’autre.

J’apprécie particulièrement qu’avec Favier on se retrouve sur la thématique de l’usage de Blockchain dans nos institutions démocratiques, même si il reste tant à faire…

…/… La politique n’est pas oubliée, et c’est là que le sous-titre prend vraiment son sens: Algorithmes ou institutions, à qui donnerez-vous votre confiance?

L’ironie perce parfois, comme lorsque Rodriguez met en face à face l’explosion du nombre de gens employés à réglementer ou surveiller la finance et le peu de résultat en terme de confiance suscitée. Même si l’on voit mal par quel moyen notre Etat sclérosé accoucherait à court terme d’une démocratie liquide (un coup d’état informatique pour nous libérer de règlements contraignants, d’usages dépassés, de relations desséchées ?) ni inversement en quoi l’organisation sur une blockchain nantaise du référendum sur l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes rendrait les points de vues des uns et des autres mieux réconciliables, il faut bien dire que l’enthousiasme de l’auteur, sourcé chez Don Tapscott, est sympathique.

Oui la blockchain est un chantier de pionniers civiques engagés dans de grandes transitions.

 

 

L’article est ici  

 

Soirée signature : La Révolution Blockchain

J’ai été sincèrement très touché par votre présence.

Je vous remercie du fond du coeur pour votre présence, hier lors de ce moment.

Vous étiez 200 à participer à cette rencontre et ceci a montré l’intérêt grandissant pour le sujet de la blockchain, de bitcoin, des algorithmes, des institutions.

N’hésitez à me donner vos feedbacks…

Si vous avez aimé: dites le! Si vous avez acheté votre exemplaire online alors n’oubliez pas de donner un 5/5 sur le site! J’ai besoin de top reviews.

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Vous avez été nombreux à me demander d’intervenir dans différents cercles et je le ferai avec plaisir, si mon agenda me le permet :

https://philipperodriguez.com/conferencier/

Interview chez H2 University

J’ai eu le plaisir de répondre aux questions de Daniel Jarjoura qui est le patron de H2 University.

J’ai eu l’occasion d’expliquer ce que j’essayais de montrer à travers l’ouvrage « La Révolution Blockchain », en parlant des 5 grandes transitions de la société. Mon pari est que les usages de la Blockchain sont tous compris dans ces 5 cas.  Ceci permet de prendre un peu de recul et de commencer à répondre à la question du livre « algorithmes ou institutions? »

logo-h2u

H2 Univestity a formé depuis quelques mois plus de 1400 personnes dans des grandes entreprises avec une méthode nouvelle qui se compose de blended learning, résolution collaborative de challenges, et aussi le peer learning.

La liste des formateurs montre bien la nouveauté de l’approche: https://h2.university/formateurs

 

 

Interview BFM – Algorithmes et Institutions

J’étais ravi de participer à l’émission de Frederic Simottel et d’avoir un échange de grande qualité autour des thématiques du livre « La révolution Blockchain » édité chez Dunod

Diffusion ce samedi et dimanche à 17h00 sur BFM BUSINESS

J’ai pu aussi retrouver Gonzague Grandval qui lance ChainForge un nouvel incubateur pour Blockchain dont je parlerais prochainement…

 

Sur bfm : http://www.bfmtv.com/static/nxt-video/player.html?video=5328367036001&brand=BFMBUSINESS&url=http://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplayer/video/la-revolution-blockchain-est-en-marche-1802-915671.html

Les promoteurs de la Blockchain dont je fais partie sont parfois subjugués par la beauté mathématique de la solution. C’est un « tour de force technologique » pour reprendre le terme de Bill Gates découvrant cette innovation majeure.

bfm2

Blockchain comme une promesse

Néanmoins, certains penseront que la Blockchain reste une solution en recherche de problèmes à résoudre.  Malgré le milliard de dollars investis dans les startups de la blockchain, malgré les plus de 100 000 marchands qui acceptent bitcoin, malgré les 1000 startups earlystage dans le domaine de blockchain ( dont une qui a reçu 121 millions de dollars d’investissement ), soyons honnêtes, les cas d’usages manquent encore de maturité. Le potentiel est indéniable mais nous sous sommes au début d’une révolution.

Le cas le plus médiatique reste celui d’une crypto-monnaie qui ne s’est pas encore déployée dans le grand public. La crypto-monnaie comme le bitcoin  apparait pour beaucoup comme une utopie parce qu’elle bouscule beaucoup de certitudes sur le rôle central que joue la monnaie dans notre économie. Avouons-le, l’économie monétaire reste une science complexe et qui est mal comprise par la plupart d’entre nous et on voit bien que les discussions sur le rôle que doit jouer l’Euro dans l’économie Européenne reste assez dogmatique. Elle est basée sur une confiance dans l’institution monnaie, cette confiance ne peut pas être rationnelle. Pourtant, la monnaie reste une institution très centralisée et même assez monopolistique, gérée par un petit nombre d’experts économiques et politiques.  Il faut aussi dépasser le sujet de la monnaie qui est un de toute évidence un bon point départ pour réfléchir, et qui fonctionne assez bien dans ce contexte de pédagogie.

Cinq angles pour parler de confiance distribuée

Ceci  nous entraîne naturellement à nous poser la question de la confiance dans la société en utilisant mieux le numérique.

couverturelarevolutionblockchainC’est pour ceci que j’ai entrepris de décrire l’aventure humaine qui est la création d’un nouveau protocole de l’internet : Blockchain. J’ai choisi de prendre 5 angles pour décrire ce nouveau phénomène que j’ai qualifié sans une grande originalité de révolutionnaire.

=> Culturelle et Historique

=> Economique et monétaire

=> Technologique

=> Usages & Métiers

=> Philosophique

Au cours de l’émission, j’explique également  que  la Blokchain va aider à 5 transitions de nos sociétés  : la blockchain promet un environnement différent qui remplace la confiance dans des institutions par un protocole basé sur des algorithmes à la fois composés de techniques de cryptographie, de théories des jeux et de logiciel libre.

Pour commander votre exemplaire du livre c’est ici.

Cinq transitions de nos sociétés à la loupe

5 transitions de notre société qui nécessitent  de la confiance, c’est-à-dire cette capacité à bénéficier de la bienveillance d’autrui pour pouvoir lui remettre quelque chose de valeur dans l’espace ou dans le temps.

(1) Démographique (Rapport entre les jeunes et les anciens = retraite, travail; Rapport entre le nord/sud, entre les différents continent)

(2) Ecologique comment mieux répartir la production et la distribution d’énergie, mieux récompenser encourager les économies d’énergie, (C2E décentralisés)  préparer la transition vers des énergies dé-carbonnées.

(3) Numérique, préparer une transition vers un internet plus responsable, mais aussi moins centralisé et administré par quelques géants du numérique.

(4) Monétaire

(5) Démocratique

Democratie Numérique et Blockchain

Sur le sujet spécifique de la Démocratie numérique La blockchain n’a cessé d’inspirer de nouvelles méthodes de contrôle de l’activité politique qui vont depuis l’application des programmes politiques ou encore le financement des activités publiques. la blockchain apparaît comme un livre ouvert, dans les pages duquel chacun peut vérifier ce qui a été dit, ce qui a été fait, voire même déclencher, s’il ou elle l’estime nécessaire, une sorte de signal d’alarme.

Nous plaidons pour un contrôle accru de la vie publique. Dans leur conception de la démocratie, chaque citoyen est ainsi le garant de la bonne tenue de la vie politique. La procédure des « élections de rappel » (recall election) permet de voter la destitution d’un élu en cas de manquement grave à sa fonction ou de non-respect de ses engagements politiques. Ce processus politique fait donc du citoyen le véritable contrôleur de la rigueur de l’activité politique.

L’autre innovation politique de la blockchain est sa capacité à encadrer et à contrôler la procédure des élections.  La blockchain est une solution définitive pour lutter contre cette dérive. En effet, en scellant chaque vote au sein d’une chaîne publique d’informations.

En outre, le développement d’un vote numérique, accessible depuis son domicile permettrait de lutter contre les phénomènes d’abstention.

Dans le cadre de la création d’une blockchain politique, sur laquelle chaque citoyen disposerait d’un vote, les candidats pourraient donc proposer une liste de propositions détaillées, que les citoyens pourraient valider comme réalisées ou irréalisées au cours du mandat. Ainsi, au moment du vote, chacun serait en mesure de juger si les promesses politiques ont été (ou non) respectées.

Les entreprises d’e-démocratie se multiplient (DemocracyOS, PublicVote, BitCongress, FollowMyVote), une certaine méfiance demeure à l’égard de ces initiatives numériques.  C’est pourtant le moment idéal pour en faire la promotion!  

Algorithmes ou institutions humaines?

Je suis très heureux de publier avec Dunod « LA REVOLUTION BLOCKCHAIN » qui essaie de répondre à la question : « Demain, à qui donnerez vous votre confiance? Aux algorithmes ou aux institutions humaines? »

couverturelarevolutionblockchain

Le livre

La Révolution Blockchain vous donne les éléments clés pour répondre à la question de la confiance créée par des algorithmes.

Depuis plus d’une décennie, nous vivons de multiples révolutions : économiques, sociales, environnementales et même de nos pratiques et usages. Ces révolutions sont portées par de nouvelles technologies qui ont l’ambition de participer à la construction d’un monde meilleur. L’émergence de la blockchain a suscité analyses prophétiques et commentaires enthousiastes. Ce protocole technique inspire une réflexion sur une société plus équilibrée, plus juste et interroge la fabrique de la confiance.

Cet essai questionne les transformations portées par la blockchain, en explique les mécaniques de fonctionnement et les prochaines évolutions. Ouvrage de découverte autant que large panorama des travaux accomplis, c’est une manière facile d’explorer cet écosystème. L’innovation est la clé de réussite des nouvelles stratégies entrepreneuriales et la blockchain est une technologie à même de rebattre les cartes. Elle interroge aussi le rôle des institutions, les opposant, dans les faits, aux algorithmes

L’auteur

Philippe Rodriguez est le co-fondateur et managing partner de Avolta Partners, l’une des banques d’affaires les plus actives en Europe pour les entreprises dans les nouvelles technologies. Philippe est par ailleurs très présent dans l’écosystème Blockchain comme conférencier et président de Bitcoin France. Dans écosystème numérique il a co-fondé l’EBG dont il est le trésorier depuis 1998.
Philippe est diplomé de l’ESCP et de l’EISTI.

J’ai écrit ce livre avec la volonté forte de démocratiser le sujet blockchain en utilisant à la fois une approche historique et économique. L’idée est de remettre la technologie dans son contexte pour pouvoir mieux cerner tous les cas d’usage et ainsi se faire une conviction sur son utilité générale ou particulière.

Pour acheter le livre

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Conférence Blockchain avec séance de signature; demande à philrodv2 à gmail.com

Travail, le monde d’après

Très fier d’avoir été l’un des nouveaux contributeurs de la revue France Forum pour son numéro 63 parue ce mois ci.

Dans ce numéro spéciale, la revue aborde le sujet du travail au XXIeme siècle, un monde d’après qu’il fonde notre compréhension de l’économie, qui va cristalliser des luttes nouvelles. En espérant que le sujet soit mieux compris.

« Voici un extrait de l’édito de 8 juin 1817 : les canuts lyonnais brisent les nouvelles machines à tisser qui menacent leur savoir-faire et leur emploi. 25 juin 2016 : les chauffeurs de taxi renversent les voitures des prestataires de la société Uber et dénoncent une concurrence qu’ils jugent déloyale.  À presque deux siècles d’intervalle, les mêmes causes – l’irruption de l’innovation technique ou technologique dans un domaine – produit les mêmes effets économiques – la baisse des prix, le chômage – et les mêmes conséquences sociales et psychologiques. Parfois à tort, car la fameuse « destruction créatrice », si chère à notre chroniqueur Nicolas Bouzou, n’est pas qu’un simple concept économique. À Lyon, au XIXe siècle, malgré les craintes des canuts, des milliers d’emplois ont été créés dans l’industrie de la soie. Et aujourd’hui, en France, la relocalisation industrielle commence même à pointer le bout de son nez. »

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Numero 63

 

Un extrait de la tribune : « Blockchain, le grand bouleversement » 

L’entreprise est devenue un simple programme dans la blockchain. Il organise la gouvernance entre actionnaires et salariés, clients et fournisseurs, selon des règles définies et votées par les parties prenantes.

Ces concepts sont une évolution possible des coopératives, des entreprises sociales ou d’autres formes d’entreprise en utilisant la technologie de la blockchain qui permet de remettre la confiance au centre du réseau et non plus la gestion par une entité humaine. Tout ceci redonne le pouvoir aux frontières du réseau, c’est-à-dire aux participants de la création de valeur.

Dans quels domaines ces organisations décentralisées peuvent voir le jour ? Tous ceux où l’organisation joue le rôle de tiers de confiance pour partager la création de valeur apportée par une communauté. Aux états-Unis, une communauté de chauffeurs privés offre des services similaires à ceux du leader du marché. En Israël, une communauté de co-voitureurs s’établit autour d’une organisation décentralisée qui reverse les profits aux utilisateurs.

Peut-on encore parler d’une entreprise, sans humain pour l’administrer ? 

Une des dimensions principales du travail est la réalisation personnelle et son propre développement professionnel. Les organisations décentralisées apportent par essence une solution ultime à ce sujet. Ce que promettent ces organisations décentralisées, c’est une meilleure capacité à choisir le travail que chacun veut faire en s’insérant de façon volontaire dans des projets, ou même en les initiant, et en participant à une gouvernance plus claire.

Comment le nouveau collaborateur apportant son travail va évoluer dans cet environnement ? Doit-on imaginer que la dimension humaine disparaisse des organisations efficaces ? Une entreprise peut-elle être un programme ? Autant de questions qui devront être résolues si nous voulons affronter avec force cette nouvelle révolution de la relation au travail.

Circle, la banque Blockchain

Internet utilise un certain nombre de protocoles pour offrir des services, comme http pour pouvoir livrer une interface que l’on manipule dans un navigateur.   Seulement avec le seul protocol http, on ne pourrait pas faire grand chose.  Ce qui est intéressant ce sont les applications que l’on crée avec http : comme celle de créer un site média ou encore un site de commerce électronique.

Pour ce qui est de Blockchain, on peut le voir comme un protocole. Un protocole permettant de distribuer de la confiance de façon décentralisée. Mais échanger des jetons dans un réseau décentralisé n’a pas forcément d’utilité en soi.  En revanche, l’idée de construire une banque qui utiliserait le protocole « Blockchain » permet d’avoir des usages nouveaux, mais aussi des couts très différents…

 

Jeremy Allaire le CEO de  Circle explique ceci dans un interview que j’ai lu dans  http://www.ecranmobile.fr/Jeremy-Allaire-Circle-est-une-solution-de-paiement-nativement-integree-aux-messageries-mobiles_a62811.html

JB – C’est quoi Circle, le « Netscape de la blockchain » ?

JA – Circle est une solution de social payment, basée effectivement sur la technologie blockchain, et fournissant une connectivité à l’argent et des services financiers au grand public. De la même manière que Amazon a compris que le protocole http allait facilement connecter les consommateurs, nous faisons le pari que tous les systèmes de transfert d’argent actuels vont être balayés par la blockchain.

Pour le moment, nous estimons que les start-up de la blockchain ne sont pas sérieuses. Et Circle entend au contraire s’imposer dans cet écosystème, en travaillant étroitement avec les gouvernements et l’industrie bancaire, afin de construire une plate-forme globale pour stocker et échanger de la valeur.

JB – Il existe pourtant déjà de nombreuses sociétés comme Paypal, également positionnées sur ce créneau…

JA – Je vois Paypal comme le AOL du paiement et je pense qu’ils seront balayés par l’arrivée de protocoles ouverts. Ces acteurs s’appuient en réalité principalement sur des technologies bancaires pour sécuriser les paiements, ce qui ne les empêche pas de facturer de très grosses commissions aux marchands, de l’ordre de 3%.

Internet a rendu l’usage du web ou du mail gratuits. La prochaine étape, c’est de réduire drastiquement le coût des transactions financières, en tendant vers zero.

Pour faire face à cette nouvelle donne, Paypal a lancé Venmo tandis que les grandes banques américaines se sont réunies autour de l’application Zelle. Mais je doute du succès de ces initiatives car ni Paypal, ni les banques n’ont intérêt à cannibaliser leur core business.

JB – Circle entend faire disparaître le coût des virements bancaires ?

JA – Circle entend effectivement réduire le coût des transactions d’un facteur 10, en tournant aux alentours de 0,2 à 0,3%. C »est un chiffre à mettre en perspective avec les 3% facturés par Paypal voire 5 à 10% chez des prestataires historiques du paiement international comme WesterUnion ou MoneyGram.